Du carnet de route papier au techlog numérique : fiabiliser heures et cycles à la source
24 Novembre 2026
La plupart des erreurs de potentiel ne naissent pas dans le bureau de la CAMO : elles naissent sur le tarmac, dans un carnet de route rempli le soir, de mémoire, ou recopié trois jours plus tard. Saisir les heures à la source, au moment du vol, change tout, et c'est désormais à la portée de chaque exploitant et de chaque propriétaire.

Là où naissent les erreurs de potentiel
Un potentiel faux de dix heures sur un composant à vie limite n'est jamais une erreur de calcul : c'est une erreur de saisie en amont. Carnet de route rempli en fin de journée pour plusieurs vols, cycles oubliés, chiffre illisible, page photographiée et recopiée par un tiers, feuille transmise à la CAMO en fin de mois… À chaque maillon, la donnée s'éloigne de la réalité. Et le suivi de navigabilité, aussi rigoureux soit-il, ne peut être plus juste que les heures qu'on lui fournit.
Pour les flottes multi-propriétaires, les aéro-clubs, les loueurs et les exploitants qui travaillent sur plusieurs bases, le problème se multiplie par le nombre de mains qui écrivent dans le carnet.
Ce que la réglementation admet
Le carnet de route (aircraft technical log ou carnet de route selon le cadre applicable) reste un document obligatoire pour l'exploitation. La réglementation européenne n'impose pas le papier : les enregistrements peuvent être tenus sous forme électronique dès lors que le système garantit l'intégrité des données (pas de modification silencieuse), leur sauvegarde, leur lisibilité dans la durée et leur accessibilité à l'autorité et à l'organisme de gestion de la navigabilité. Autrement dit : un carnet de route numérique est acceptable s'il fait mieux que le papier sur la preuve, pas seulement sur le confort.
Le point à vérifier avec votre autorité ou votre CAMO est la description du système dans le manuel de l'organisme : qui saisit, qui valide, comment les corrections sont tracées, et comment le document peut être présenté en cas de contrôle.
Ce que change la saisie à la source
Avec un carnet de route numérique, c'est le pilote, ou le propriétaire de l'aéronef, qui enregistre le vol à la fin de celui-ci, sur téléphone ou tablette : heures de départ et d'arrivée, cycles, atterrissages, remarques. Les bénéfices sont immédiats :
- Horodatage : la saisie est datée au moment où elle est faite, impossible de la reconstituer après coup sans que cela se voie.
- Contrôle de cohérence : une heure d'arrivée antérieure au départ, un total inférieur au précédent, un cycle manquant sont signalés avant validation.
- Alimentation directe du suivi : les heures et cycles arrivent dans le logiciel de navigabilité sans recopie ; les échéances se recalculent le jour même.
- Visibilité pour tous : le propriétaire voit les heures de son appareil, la CAMO voit les vols de la flotte, l'atelier voit arriver la visite.
- Remarques de vol tracées : une anomalie signalée par le pilote devient une ligne de suivi, pas une note perdue.
TracingTime : la saisie par les propriétaires et les pilotes
C'est exactement le rôle de TracingTime, le nouveau module de la gamme TracingFlight : une application simple, pensée pour être utilisée au pied de l'appareil, qui permet aux propriétaires et aux pilotes de saisir leurs heures et leurs cycles, et qui les transmet directement à TracingNav pour le suivi de navigabilité. Chaque saisie est horodatée, contrôlée et validée par l'organisme ; les corrections sont tracées ; le carnet reste exportable à tout moment pour l'autorité.
Pour une CAMO, c'est la fin des relances de fin de mois et des rapprochements fastidieux. Pour un propriétaire, c'est la certitude que son appareil est suivi sur des données justes.
Voir TracingTime en 10 minutes ? Demandez une démonstration : nous vous montrons la saisie d'un vol et son arrivée dans le suivi de navigabilité, en direct.










