Besoin d'aide ?
+33 (0)4 810 600 00 Contactez-nous

Pièces non approuvées : comment la traçabilité numérique protège votre atelier

10 Novembre 2026

Depuis l'affaire des certificats falsifiés de 2023, les autorités et les clients regardent le magasin des ateliers Part-145 de très près. La parade n'est pas un contrôle de plus : c'est une chaîne de preuves ininterrompue, du bon de commande à la pose, que seul un suivi numérique rend fiable.

Magasinier contrôlant une pièce aéronautique sous sachet avec son certificat et un lecteur de code-barres

Pourquoi le sujet est devenu prioritaire

En 2023, la filière a découvert qu'un distributeur avait écoulé pendant des années des pièces de moteur accompagnées de certificats de libération falsifiés. Des milliers de pièces ont dû être recherchées, déposées et remplacées sur des avions en service. L'EASA, la FAA et les autorités nationales ont multiplié depuis les bulletins sur les pièces suspectées non approuvées (Suspected Unapproved Parts, SUP), et les audits Part-145 consacrent désormais un temps réel au magasin.

La question posée à l'atelier est simple : pour chaque pièce posée, pouvez-vous prouver d'où elle vient ? Pas seulement produire un certificat, mais démontrer que ce certificat correspond bien à cette pièce, qu'elle a été réceptionnée, contrôlée, stockée et posée par des personnes identifiées, sans rupture dans la chaîne.

Ce qu'est une chaîne de preuves ininterrompue

Une pièce aéronautique conforme laisse une trace à chaque étape. Si l'une de ces traces manque, la pièce devient suspecte :

  • Commande : fournisseur évalué et référencé, référence constructeur, quantité, exigence de certificat précisée.
  • Réception : contrôle du certificat de libération (EASA Form 1, FAA 8130-3, TCCA Form One ou certificat de conformité selon le cas), correspondance de la référence et du numéro de série ou de lot, état de l'emballage, durée de vie restante pour les articles périssables.
  • Stockage : emplacement, conditions, étiquette, séparation stricte entre pièces neuves, réparables, en quarantaine et rebutées.
  • Sortie et pose : ordre de travail, aéronef, position, heures et cycles à la pose, technicien, signature APRS/CRS.
  • Dépose et retour : motif, destination (réparation, rebut, retour fournisseur), étiquette d'état.

Sur papier ou sur tableur, chacune de ces étapes peut être oubliée, antidatée ou recopiée avec une erreur. C'est précisément ce que les faussaires exploitent.

Ce que le numérique rend impossible à contourner

Un logiciel de gestion d'atelier conçu pour l'aéronautique ne se contente pas d'enregistrer : il empêche. Avec TracingLine, par exemple :

  • une pièce ne peut pas entrer en stock sans son certificat numérisé rattaché à sa fiche ;
  • le numéro de série est saisi une fois, à la réception, puis suivi par lecture de code-barres jusqu'à la pose, sans aucune recopie ;
  • une pièce en quarantaine est bloquée : elle n'apparaît pas dans les choix possibles de l'ordre de travail ;
  • chaque mouvement est horodaté et signé ; l'historique ne peut pas être modifié, seulement complété ;
  • l'historique complet d'un numéro de série (commande, certificat, poses et déposes successives) s'affiche en une recherche, prêt pour l'auditeur ou pour une alerte constructeur.

La traçabilité de l'outillage suit la même logique : grâce à notre partenariat avec Nexess, les outils calibrés sont identifiés et rattachés aux travaux où ils ont servi.

Trois réflexes à adopter dès cette semaine

1. Auditer un numéro de série au hasard. Choisissez une pièce posée le mois dernier et chronométrez le temps nécessaire pour réunir son certificat, son bon de réception et son ordre de travail. Au-delà de dix minutes, votre chaîne a un maillon faible.

2. Vérifier vos fournisseurs. Chaque distributeur de pièces doit figurer sur une liste évaluée et révisée ; un certificat parfait venant d'un fournisseur inconnu reste un signal d'alerte.

3. Rendre le certificat obligatoire dans l'outil. Tant que la saisie d'une entrée en stock reste possible sans pièce jointe, le contrôle repose sur la vigilance d'une personne, pas sur un processus.

Vous voulez voir une réception de pièces avec certificat obligatoire et suivi par numéro de série ? Demandez une démonstration de TracingLine : 30 minutes en visio, sur vos propres cas.